La Paz

Dernière modification le 29 août 2024 • 4 min de lecture • 817 mots
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Visite de la capitale bolivienne perchée à 3800m d’altitude.
La Paz

Une arrivée à La Paz dont on se serait passé…  

Une journée dont on se souviendra… Pour notre dernier long bus du voyage (11h!) il nous est arrivé une belle mésaventure… 🤬

D’abord ravis de découvrir des gros fauteuils confortables, on est vite gênés par le bruit du vent qui s’engouffre par la fenêtre, et surtout par le froid. On a des télés individuelles mais pas de chauffage alors qu’il fait 0° dehors. Faudra m’expliquer l’ordre des priorités… On a quasi pas dormi.

Mais surtout, la surprise à notre arrivée à 6h du matin, de voir que le sac de Dim a été pillé… Goodbye drone, goodbye ordi. 😩

On est dégoûtés et abasourdis… Le sac était calé entre nous deux, on a pas bougé de nos places et très peu dormi… On ne comprend pas comment ça a pu arriver, on a rien senti.

Il faut savoir qu’en cours de route, vers 3h du mat, le bus s’est arrêté pour faire monter des passagers sans ticket. C’est monnaie courante, les gens s’assoient dans l’escalier, à quelques mètres de nos sièges. On ne s’est pas inquiétés mais on a vite fait le lien. Ils étaient descendus du bus quelques minutes avant l’arrivée officielle à la gare routière de La Paz.

Ils se sont attaqués aux mauvais pigeons, je lâche pas l’affaire et me mets à péter un câble devant les autres passagers, puis au guichet de vente de la compagnie. D’abord ils m’expliquent que c’est à nous de surveiller nos affaires puis reconnaissent quand même l’illégalité de faire monter des gens en cours de route sans ticket. La police s’en mêle et nous emmène tous les 3, avec le chauffeur du bus, au commissariat.

On comprend rapidement qu’ils le soupçonnent d’être complice. Après des heures d’attente et d’interrogatoire, il repart menotté vers les cellules. On ne comprend toujours pas. Il sait quelque chose ? Nous on veut juste récupérer nos affaires, faire le check-in à l’hôtel, et reprendre sereinement nos aventures…

À nous de faire notre déposition concernant la perte de 600€ de matos. Le policier nous fait comprendre que pour se faire rembourser une telle somme, ça prendrait des mois, voire des années et nécessiterait de revenir à La Paz (non merci). Ils nous proposent de retirer notre plainte s’ils nous remboursent 260€… Il est déjà midi. On est crevés. On accepte. 13h30… Des avocats viennent nous voir, nous disent qu’ils préparent la conciliation, ça devrait prendre une 30aine de minutes… 15h… Un représentant du ministère nous donne une version de la conciliation à signer (au nom de Pimitri, passons). L’histoire se terminera finalement à 17h30 🥱

On comprend (trop tard) que c’est le chauffeur qui va payer de sa poche. Ça nous fait vraiment beaucoup de peine, parce qu’il n’a pas les mêmes moyens que nous, et on a pas assisté à son interrogatoire pour connaître sa part de culpabilité. On aurait presque eu envie de tout annuler. Mais en même temps, on se dit que s’il a proposé de payer, ce n’est pas pour rien.

C’est donc le moral au fond des chaussettes qu’on termine cette journée. On est épuisés, on a faim. On ne veut plus y penser car on se sent très mal. Pour nos affaires disparues, pour ce pauvre chauffeur…

C’est naze putain, j’aimerais pouvoir revenir 24h en arrière, et dormir le sac posé sur les genoux.

Ainsi va la vie, et son lot de déconvenues… Laissons le karma faire son travail. Ayons confiance. Et essayons de passer à autre chose.

Visite de la Paz  

Après une première journée à la découverte du commissariat (!), on s’offre un programme plus léger pour les jours suivants : prise du téléphérique jusqu’au marché populaire de El Alto (à 4095m), balade dans les rues animées de La Paz, au milieu des klaxons et des pots d’échappement, achat de babioles souvenirs (on adore les motifs de leurs tissus, on aimerait pouvoir tout prendre !)…

J’aime bien cette ville, même si elle n’a pas grand intérêt touristiquement parlant. Son agitation, les habitations qui se prolongent sur les hauteurs, avec de belles montagnes en fond…

Dim est moins fan, mais il ne regrette pas son passage pour autant : il a pu aller chez le coiffeur (rassurez-vous il n’a opté pour aucun des modèles proposés par les brochures), et il a pu faire réparer sa ceinture qui a cassé pile à l’entrée d’un marché (lequel ressemblait plutôt à un parking sale!).

Seul bémol, les difficultés à se nourrir… Très peu de resto (surtout le soir). On a mangé dans un resto chinois ultra douteux, mais n’avons pas été malades. Si on résiste à ça, on résiste à tout ; mais pour ne pas prendre trop de risques, le soir suivant, c’était pique nique à l’hôtel !

Demain, départ très tôt pour prendre l’avion direction la forêt amazonienne ! On devrait définitivement quitter nos doudounes 🐦🌱☀️

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