Rurrenabaque
Dernière modification le 29 août 2024 • 4 min de lecture • 641 mots
2 jours dans la Pampa bolivienne
Dans la Pampa (savane), nous avons passé 2 jours à longer le Rio Beni, un fleuve d’Amazonie infesté de caimans et d’alligators… À bord d’une petite barque, nous étions aux premières loges pour les observer. Pas très rassurant par moment ! On en a vu des centaines, c’était impressionnant. La plupart du temps, ils sont très inactifs, mais quand ils s’agitent on comprend pourquoi il vaut mieux s’en méfier ! Et puis ça a un air vicieux… Surtout quand on aperçoit qu’une partie de leur gueule sortir de l’eau… On a aussi navigué de nuit pour voir leur yeux jaunes refléter la lumière de nos lampes torches… Brrr 😨
Le lendemain, partie de pêche aux piranhas (quand je vous dis que c’est pas rassurant ces eaux opaques…) ! Il y en avait plein mais c’est très vif et pas si simple à attraper. J’ai quand même réussi à en remonter un ! Qui s’est détaché de l’hameçon dans la barque, Dim l’a chopé à la main pour le remettre à l’eau. Héroïque, moi j’ai eu super peur !
Et puis il y avait des singes (trop mignons), des tortues, des dauphins (rosés), des hérons, et plein d’autres oiseaux de toutes sortes. On a même vu un paresseux, trop loin pour le prendre en photo.
Une nature fantastique ! On a dormi dans une cabane sur pilotis. C’est pas vraiment comme à Tahiti pour dominer les eaux turquoises, ici c’est plutôt pour éviter qu’un caïman ne vienne partager notre lit !
La vie d’aventurier c’est bien mais pour le confort on repassera !








3 jours dans la Selva
On poursuit notre aventure dans la selva (la jungle) amazonienne. D’abord dans la communauté Real Beni, située à 1h de bateau de la “ville” de Rurrenabaque. Ici, c’est la vie tranquille. Au milieu de la nature, on dort dans une hutte plutôt confortable (pour l’endroit) d’où on entend les chants des oiseaux exotiques (l’avantage à ne pas avoir de fenêtre, juste une moustiquaire).
La nuit suivante, on s’enfonce encore un peu plus dans la jungle : notre camp est monté au milieu de rien. Des matelas posés sur des planches en bambou, on tend notre moustiquaire, et c’est tout !
On a la “chance” d’observer dès le premier soir un Anaconda de la tierra, aussi appelé Boa irisé. Bien que pas rassurée de savoir que ces bêtes traînent dans les alentours, je m’imaginais ça plus gros. On a aussi vu une “petite” tarentule et des énormes fourmis (vaut mieux ça que l’inverse !)
Puisque on est chanceux, on a aperçu dès le lendemain de magnifiques aras rouge et bleu. Ils étaient hauts, mais c’est quand même dingue de voir ces perroquets nous survoler. Les jours suivants on en a croisé des jaunes, plus rares dans la région, ainsi que des singes, des écureuils… En revanche, au grand damn de notre guide, pas de jaguar, malgré qu’on ait vu des traces fraîches.
Notre guide, jamais sans sa machette, connaît la jungle comme sa poche, il nous en apprend beaucoup sur les vertues médicinales et alimentaires des arbres qui nous entourent. On a bu l’eau qui circule dans les branches d’une variété, respiré des racines décongestionnantes, goûté les termites, qu’on lèche à même le tronc…
Rassurons-nous, la jungle regorge de nourriture plus appétissante : ananas, mangues, papaye, et cacao (on a fait notre propre chocolat, on peut le tartiner sur une banane, ou, comme Dim, s’en mettre plein les dents !)
C’est vraiment une expérience géniale ! On rentre à Rurrenabaque bien heureux d’enfin pouvoir se doucher ! Et nous avons la bonne surprise de découvrir qu’on s’est fait attaqués par des tiques… On les a toutes retirées et il paraît qu’ici elles ne transmettent pas la maladie de Lyme. Quand j’vous dis qu’on est chanceux ! 😅







